Pour une politique publique de la donnée

SYNTHESE et "EXTRAITS"


"Notre pays a besoin de plus d’ouverture – sous toutes ses formes : ouverture des données publiques(open data), mais aussi partage et accès sécurisé aux données sensibles.

La France s’est placée à l’avant-garde européenne de la politique de la donnée et des codes sources depuis 2013, mais l’avance acquise est fragile.

Ce rapport propose des réformes ambitieuses, notamment pour participer aux transformations en cours au niveau européen, mais aussi un grand nombre de mesures très raisonnables, qui n’appellent aucun ! grand soir " et sont des actions réalisables sous un an, pouvant avoir des effets retentissants pour l’avenir.

Il faut le redire : la politique de la donnée est utile à tous


L’intérêt de l’ouverture de la donnée et des codes sources a encore besoin d’être affirmé et  démontré, même après la crise de la Covid19, où la preuve a été faite de l’importance de la donnée pour nos politiques publiques.

De nombreux acteurs, en particulier au sein de l’État, ne comprennent pas cette politique et ses  objectifs : ! on ne nous dit pas pourquoi il faut faire de l’open data ". Ils ne perçoivent pas non plus  l’impact des  utilisations des données et des codes, qui n’est pas mesuré.

Au mieux, l’ouverture est  perçue comme une obligation ; au pire, les acteurs ne se sentent pas concernés : ainsi, une direction dit ne pas traiter de données ! car [elle] n’est pas un service statistique ".


La donnée et les codes source ne sont pas juste un enjeu ! tech ", mais d’abord et surtout une question politique, démocratique, scientifique et économique. À cet égard, les prémices d’une politique de la donnée sont à rechercher dans la loi de 1978 posant les bases du droit d’accès aux documents administratifs, dont font partie les données et les codes source. "